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Le CDT Est

Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois, Livry-Gargan, Montfermeil et Sevran.

Contrat de développement territorial :

intérêt, vigilance et inquiétudes…


Mercredi 8 février dernier, j’ai représenté la ville de Livry-Gargan au Comité de pilotage du Contrat de développement territorial (CDT) Est, présidé par le préfet de la région Ile-de-France Daniel Canépa.

Les CDT ont été proposés par l’Etat, dans le cadre des projets d’aménagement du Grand Paris. La Seine-Saint-Denis en compte cinq sur son territoire, le long du tracé du futur métro automatique Grand Paris Express, dont le CDT Est, qui regroupe les communes d’Aulnay-sous-Bois, Clichy-sous-Bois, Livry-Gargan, Montfermeil et Sevran.

Ces contrats ont pour objet, selon le législateur, de « définir les objectifs et les priorités en matière d’urbanisme, de logement, de transports, de déplacements, de lutte contre l’étalement urbain, d’équipement commercial, de développement économique, sportif, culturel, de protection des espaces naturels, agricoles, forestiers, des paysages et des ressources naturelles ». Autant dire qu’il est particulièrement important de peser chacun des mots qui seront employés dans ce document, qui engagera nos cinq communes pour de nombreuses années.

Bien sûr, figurer dans le périmètre d’un CDT présente un intérêt, en particulier au regard du projet de transport que représente Grand Paris Express. Tous les élus du secteur considèrent qu’il s’agit là du projet le plus efficace pour désenclaver nos territoires, les relier entre eux, les rapprocher des bassins d’emploi de Roissy, de La Défense, de Marne-la-Vallée et du cœur de Paris. Les perspectives de développement économique à proximité de son tracé sont également très importantes.

Pour autant, il conviendra de demeurer vigilants sur les moyens réellement mis en œuvre pour concrétiser les objectifs qui figureront dans le CDT, tels que les études en cours aboutiront à les définir, afin qu’ils ne demeurent pas des vœux pieux.

Nous sommes aussi quelques-uns à nous inquiéter de la volonté de densifier à outrance nos communes, l’Etat ayant fixé à notre territoire des objectifs annuels de construction de logement pour les deux prochaines décennies qui ne nous semblent pas compatibles avec le paysage urbanistique que nous souhaitons préserver : celui d’une commune où les secteurs pavillonnaires voisinent avec de l’habitat collectif de petite hauteur et de qualité. Nul doute que la bataille pour éviter le tout-béton, farci de quelques parcs urbains, ne fait que commencer ! Je suis personnellement bien décidé à la mener.