AG 21 Mars 2015                     Motions aDOPTEES
 
DéCHETS
La collecte séparée des biodéchets des ménages constitue l’un des principaux leviers permettant d’augmenter le recyclage, la valorisation des déchets, et contribuer ainsi à la maîtrise des dépenses publiques.
Pour la majorité des « gros producteurs » de biodéchets tels que marchés, cantines scolaires, collectivités, la loi impose depuis 2015, d’en organiser la collecte sélective et la valorisation.
Ces filières sont bien sûr le prolongement des actions engagées dans le compostage de proximité et vont peser sur la réduction des déchets biodégradables enfouis ou incinérés telle que le préconise la loi sur la transition énergétique et la croissance verte.

Environnement 93 et ses associations affiliées seront mobilisées en 2015 pour :

Continuer le dialogue avec les collectivités et le SYCTOM, permettant d’analyser et définir modalités et moyens à mettre en place pour la mise en œuvre effective d’une collecte séparative.
Amplifier les expériences entamées auprès des « gros producteurs », telles que celles réalisées sur le marché de Romainville,  pour mettre enfin en place des filières pérennes de collectes séparées et de traitement des biodéchets.
 Organiser auprès du grand public les actions de communication et de sensibilisation démontrant l’efficacité de ces pratiques éprouvées sur nombre de territoires, mais aussi la nécessaire évolution des comportements.
Participer avec l’ensemble des acteurs à la définition des nouvelles unités de traitement à Romainville et au Blanc-Mesnil.
NATURA 2000 ET ESPACES NATURELS
Le site Natura 2000 de Seine-Saint-Denis est le seul en Europe à être intégralement situé en milieu urbain dense. Il est reconnu depuis 2006 par l’Union Européenne pour son exceptionnelle biodiversité dans le cadre de la « directive oiseaux », ses 1157 hectares, s’étendent maintenant sur 20 villes , soit la moitié des villes du département..
Face à l’urbanisation engagée dans le cadre des projets du Grand Paris , ces espaces naturels privilégiés et gagnés sur l’appétit des promoteurs immobiliers, restent aujourd’hui les rares refuges de tranquillité et espaces de respiration ; ils participent ainsi de manière essentiellement au cadre de vie des habitants de ces territoires.

Environnement 93 sera mobilisé en 2015 sur l’ensemble des projets qui concernent le site Natura 2000 de Seine-saint-Denis.

Le parc Georges Valbon est parcouru chaque année par deux millions de visiteurs qui viennent se promener en famille ou échapper au stress de la vie quotidienne. Plus grand parc urbain réalisé au XXème siècle au prix d’une volonté soutenue de maîtrise foncière et véritable conquête sur la ville dense dans une banlieue défavorisée, cet espace ne sera pas sabordé par l’amputation de 70 ha classés.
Environnement 93 participera activement à l’enquête publique qui classera la Forêt de Bondy en Forêt de protection.

De la même manière Environnement 93 : 
Continuera de participer à l’élaboration de la Trame verte et Bleue dans le cadre du CDT d’Est Ensemble, 
Sera force de proposition pour le projet de l’ile de loisirs sur la Corniche des Forts.
Participera à l’enquête publique du CDT « Est Seine-saint-Denis », en particulier dans le cadre de l’ »Arc paysager » qui structurera le territoire
FORT DE VAUJOURS 
Environnement 93 et les associations engagées dans le collectif « Sauvons la Dhuis » ont initié en 2014 une large campagne d’information permettant de faire connaître au public la véritable histoire du Fort de Vaujours et mettre ainsi en lumière les risques sanitaires et environnementaux promis par l’exploitation de ce site en carrière à ciel ouvert .
Les associations, ont démontré le 25 février 2014 que les mesures de radioactivité qu’elles avaient enregistrées à leurs risques, sur le Fort, révélaient bien que le CEA, ancien propriétaire du site, n’avait pas accompli correctement sa mission de décontamination. Ce 25 février en présence des préfets de Seine et Marne et de Seine-saint-Denis, de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), de l’ACRO (Association pour le Contrôle pour la Radioactivité dans l’Ouest), la radioactivité mesurée correspondait pertinemment à ce que les associations avaient annoncé. Là où Placoplâtre et l’IRSN organisaient des visites « rassurantes »pour les journalistes et les élus, des fragments d’uranium étaient mélangés à la poussière du sol.

Malgré ces avertissements, pourtant catégoriques, la société Placoplâtre a entrepris de mars à mai 2014 la démolition d’une première tranche de bâtiments sur le Fort. Le diagnostic de l’IRSN sur le protocole concernant ces travaux est sans appel. Le rapport rendu public le 2 juillet 2014, dénonce les pratiques de Placoplâtre qui a retenu une méthodologie incapable de détecter les contaminations à l'uranium du Fort et incapable "d'écarter la présence d'une contamination résiduelle susceptible de générer une exposition interne par inhalation ou ingestion involontaire des travailleurs". L'IRSN estime ne pas être "en mesure de se prononcer sur le bien-fondé de l'approche retenue pour prévenir des risques d'exposition des travailleurs et du public", et précise enfin qu'il n'y a eu "aucune évaluation des risques d'exposition interne, ni de disposition opérationnelle particulière qui permettrait de le prévenir".

C’est à l’issue de ces évènements que le collectif « Sauvons la Dhuis », par l’intermédiaire d’Environnement 93, a décidé d’engager une action en justice pour stopper un aveuglement considéré comme coupable et mettre fin aux actions mettant en danger la vie des travailleurs employés sur le site aussi bien que la santé des riverains. Pour ce type de financement, lourd pour une association, le collectif s’est engagé avec une plateforme de financement participatif : Citizencase. La procédure démarrée le 22 janvier 2015 a atteint ses objectifs de financement dès le 1er février. Le travail engagé avec les avocats du collectif permettra les actions auprès du tribunal pénal dans le courant du mois d’avril  2015.
PATRIMOINE
Environnement 93 a toujours œuvré  pour la protection de l’environnement de même que pour la sauvegarde du patrimoine bâti, industriel, rural et populaire de Seine Saint Denis, tout en veillant au cadre de vie du territoire dans le contexte du développement urbain intensif . 

Depuis toujours le département de Seine-saint-Denis est en Ile de France le département de prédilection pour l’implantation d’activités économiques et industrielles importantes. En parallèle et suivant toute logique, le secteur de l’habitat s’est lui aussi fortement développé, en zones pavillonnaires et en logements sociaux.
Dans la densité de ce tissu urbain, des bâtiments remarquables dans leur conception ou dans leur réalisation, méritent la plus grande attention. Certaines architectures et zones urbaines ont été l’aboutissement, et donc les témoins, d’essais philanthropiques et architecturaux . C’est ce patrimoine hérité du passé historique de notre région qui est ici et maintenant important de révéler, de valoriser et de protéger.
C’est ainsi que Environnement 93 s’associe aux multiples dossiers de défense et de valorisation du patrimoine dans les communes du département : le vieux Village de Romainville, les Murs à Pêches de Montreuil, le Parc de la Poudrerie à Sevran.

Environnement 93 participera également aux Journées Européennes du Patrimoine chaque mois de septembre  en soutien aux initiatives des associations locales pour la mise en valeur du patrimoine bâti.
Alors que les Journées du Patrimoine 2015 sont dédiées au patrimoine du XXIème siècle, Environnement 93 portera l’accent auprès des collectivités sur les démarches exemplaires déjà engagées qui associent les grands objectifs du développement durable au renouvellement des quartiers et à la réhabilitation des bâtiments accordant ainsi patrimoine historique et patrimoine du XXI ème siècle. :

Préserver et valoriser l’héritage et conserver les ressources

Réduire la consommation d’énergie et améliorer la gestion de l’énergie
Améliorer la gestion de la ressource eau et sa qualité
Eviter l’étalement urbain et améliorer la gestion de l’espace
Optimiser la consommation des matériaux et leur gestion
Préserver et valoriser le patrimoine bâti et naturel

TRANSPORT 
En décembre 2010 Environnement 93 publiait son cahier d’acteur concernant le projet de réseau de transport public du Grand Paris et d’Arc Express : réduction des inégalités territoriales, amélioration de la qualité de vie et satisfaction des besoins en mobilité étaient les enjeux exprimés alors, pour l’aménagement du territoire francilien. 
Alors que les débats proposés devaient permettre de prendre en compte et résoudre les défis sociaux et environnementaux plus spécifiques à notre département le bilan mesuré en 2015 n’est pas à la mesure des attentes.

Les associations du territoire resteront attentives au respect des engagements pris pour les projets validés sur les lignes de métro du Grand Paris, lignes 14 Nord-16-17 Sud, de même que sur la mise en œuvre du T4 vers Clichy-Montfermeil.

Cependant les débats et actions de l’association se poursuivront en 2015 pour que :

La ligne 17 Nord puisse desservir Roissy par un tracé desservant le Blanc-Mesnil et Aulnay plutôt que le Triangle de Gonesse
Le projet concernant le CDG Express soit débattu dans le cadre d’un véritable débat public et non décidé par ordonnance.
Les transports du quotidien actuels, tels que Tramway T, 1RER B et D, ne soient plus sacrifiés au détriment de la qualité de vie des usagers.
Les études d’impact sur l’environnement pour les nouveaux projets, intègrent l’expertise des associations locales pour éviter dégradation ou disparition des espaces naturels comme les Murs à Pêches à Montreuil, et destruction irréversibles les terres agricoles comme dans la Plaine de France.
L’enquête publique concernant le TZEN3 soit réellement une étape concrète  d’échange avec tous les habitants de ces territoires de l’Est de la Seine-saint-Denis.
Les investissements prévus pour la Tangentielle Nord soient définitivement affectés à ce mode de transport pour éviter un nouveau report de sa mise en service.  De Noisy le sec à Sartrouville, ce projet primordial pour le Nord de la Seine-saint-Denis  permettra l’interconnexion avec l'ensemble du réseau ferré nord francilien : RER A, B, C, D, E, lignes du Transilien J, H et L et  lignes de tramway T1 et T8.
Les délais annoncés pour le prolongement de la ligne 11 vers Rosny-Bois-Perrier puis vers Noisy-Champs ‘(Ancienne ligne Orange)  ne soient pas une nouvelle fois décalés.
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