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Val-d’Oise - Seine-Saint-Denis : objectif atteint pour les opposants à EuropaCity


La marche, partie du Triangle de Gonesse vendredi matin, s’est achevée samedi en fin après-midi aux abords de Matignon avec au total plus d’un millier de participants.


Paris, samedi 5 octobre. L’eurodéputé (EELV), Yannick Jadot, était aux côtés des opposants d’EuropaCity,

lors de leur marche vers Matignon. DR   Par Anne Collin le 6 octobre 2019 à 16h09


« Ne carrotez pas nos terres de Gonesse », « Des salades pas du béton ». Les slogans ne manquaient pas, samedi, au sein de la marche vers Matignon des opposants à EuropaCity. Partie vendredi du triangle de Gonesse, site où doit voir le jour le controversé complexe de loisirs et de commerces en 2027 sur des terres agricoles, elle s'est achevée aux abords du bureau du Premier ministre.

Ils réclament l'abandon du projet


Objectif : obtenir le report du chantier de la gare du Triangle de la ligne 17, annoncé pour cet automne, et plus globalement l'abandon total d'EuropaCity. Et ce, alors que la ministre de la Transition écologique, devrait remettre un rapport attendu sur le sujet au Premier ministre, mi- octobre.

Un défilé qui s'est étoffé au fil des étapes : les soixante-dix participants du départ ont ainsi été rejoints par plusieurs centaines de manifestants pour atteindre « au plus fort de la manifestation, environ 1 500 personnes », selon les organisateurs. Pour l'occasion, des personnalités comme l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot, le député (LFI) Éric Coquerel ou encore l'ex-ministre de l'Environnement Delphine Batho étaient présents aux côtés du Collectif pour le Triangle de Gonesse, opposant historique au projet, que les modifications annoncées ce vendredi par les porteurs du complexe n'ont pas convaincu.

La délégation renvoyée vers la ministre de la Transition écologique

Personne n'a cependant été reçu à Matignon, la délégation a été renvoyée vers la ministre de l'Environnement. « Mais globalement, on est satisfait de cette marche sans incident et bien relayé. Est-ce que cela sera suffisant pour que le gouvernement prenne les décisions que l'on souhaite ? Cela reste à voir. On est assez confiant mais on reste très prudent », explique le président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), Bernard Loup.