Les anti-EuropaCity plus motivés que jamais

Anne Collin| 21 février 2019, 19h38 |0

Paris, ce mercredi. Sur la scène du meeting « Non à EuropaCity », Marie Toussaint, fondatrice de l’ONG « Notre affaire à tous » qui a lancé l’appel et le recours juridique contre l’État pour « inaction climatique ». Avec ses plus de deux millions de signatures, cette pétition est déjà la plus signée de l’histoire de France.

LP/Anne Collin

Plus de 1 200 personnes ont répondu présentes ce mercredi soir à Paris pour ce meeting. Alors que de grandes échéances approchent, les soutiens sont toujours mobilisés.


Plus une seule place assise et des allées pleines. Ce mercredi, la salle Olympe-de-Gouges à Paris, affichait complet pour le meeting organisé par les opposants au projet EuropaCity, ce complexe de commerces et de loisirs de 80 ha qui doit voir le jour en 2027 sur le Triangle de Gonesse.

Au total, selon ses organisateurs, plus de 1 200 personnes ont ainsi répondu à l’appel. « On est toujours inquiet au départ de la mobilisation mais là on est rassuré. Et ça fait chaud au cœur », se réjouit Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG) qui se mobilise depuis des années pour tenter d’empêcher la réalisation de ce complexe sur ce qui est aujourd’hui des terres agricoles. « C’est également l’occasion de faire connaître CARMA, notre projet alternatif », ajoute-t-on.

Des personnalités mobilisées

Et pour cet événement, le CPTG a fait appel à de nombreux soutiens pour animer cette soirée militante. Ainsi une vingtaine de figures écologistes, politiques et des artistes se sont ainsi


succédé sur scène telles que l’écrivaine Marie Desplechin, l’ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho, la musicienne Emily Loizeau, le botaniste Gilles Clément ou encore Marie Toussaint, à l’origine de la pétition la plus signée de l’histoire de France. « C’est un combat pour le bien commun et on va gagner », a notamment lancé Dominique Potier, député PS de Meurthe-et-Moselle et agriculteur bio.

Car pour le CPTG : « Plus que jamais le combat continue ». « On est dans une course de vitesse face aux bétonneurs car dès qu’une décision nous est favorable, l’Etat prend un arbitrage inverse », lance à la tribune Jean-Yves Souben. Et le vice-président du collectif de rappeler les rebondissements administratifs et judiciaires de ces derniers mois telles que l’annulation de l’arrêté créant la ZAC du Triangle, l’appel de la préfecture, la déclaration d’utilité publique de cette même ZAC ou encore la validation par la préfecture du permis de construire de la gare du Triangle de la ligne 17 du Grand Paris Express.

Un public qui ne baisse pas les bras

« Et ce chantier absurde doit commencer à bétonner les terres dès cette année mais quand ? Il va falloir se tenir prêt pour se mobiliser si besoin », ajoute le responsable rappelant qu’une autre décision est attendue dès ce vendredi sur le plan local d’urbanisme de Gonesse. Un appel entendu par les participants au meeting, tous ou presque déjà acquis à la cause. « Je suis de plus ou moins près le sujet depuis le début. C’est un scandale ! Alors voir tout ce monde ce soir, ça donne de l’espoir », assure Léa venue de Montreuil (Seine-Saint-Denis). « C’est un mini Notre-Dame des Landes : on bétonne pour faire des magasins et... une petite ferme urbaine qui est quand même le summum du cynisme. Il faut soutenir CARMA », affirme de son côté Anouk.


La salle parisienne était comble ce mercredi soir. LP/A.C.
 
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