FORT DE VAUJOURS


La contamination reconnue des terrains du Fort de Vaujours 

ne doit laisser aucune place à une exploitation de carrière.


Les associations engagent une action au tribunal pénal contre Placoplâtre pour mise en danger de la vie d’autrui, avec l’aide du site de financement participatif  Citizencase.


En janvier 2014 une pétition lancée à l’initiative du collectif « Sauvons la Dhuis » avait recueilli plus de 91 000 signatures (Voir liaison N° 158). Cette pétition dénonçait l’inertie de l’état et la ferme volonté de la société Placoplâtre d’exploiter le site du Fort de Vaujours pour en extraire le gypse dans une carrière à ciel ouvert, alors que les risques sanitaires liés à la contamination des sols avaient toujours été ignorés ou cachés. Les associations, ont pourtant pu démontrer le 25 février 2014 que les mesures de radioactivité qu’elles avaient enregistrées à leurs risques, sur le Fort, démontraient bien que le CEA, ancien propriétaire du site, n’avait pas accompli correctement sa mission de décontamination. Ce 25 février en présence des préfets de Seine et Marne et de Seine-saint-Denis, de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité), de l’ACRO (Association pour le Contrôle pour la Radioactivité dans l’Ouest), la radioactivité mesurée correspondait pertinemment à ce que les associations avaient annoncé. Là où Placoplâtre et l’IRSN organisaient des visites « rassurantes »pour les journalistes et les élus, des fragments d’uranium étaient mélangés à la poussière du sol.


Malgré ces avertissements, pourtant catégoriques, la société Placoplâtre a entrepris de mars à mai 2014 la démolition d’une première tranche de bâtiments sur le Fort. Le diagnostic de l’IRSN sur le protocole concernant ces travaux est sans appel. Le rapport rendu public le 2 juillet 2014, dénonce les pratiques de Placoplâtre qui a retenu une méthodologie incapable de détecter les contaminations à l'uranium du Fort et incapable "d'écarter la présence d'une contamination résiduelle susceptible de générer une exposition interne par inhalation ou ingestion involontaire des travailleurs". L'IRSN estime ne pas être "en mesure de se prononcer sur le bien-fondé de l'approche retenue pour prévenir des risques d'exposition des travailleurs et du public", et précise enfin qu'il n'y a eu "aucune évaluation des risques d'exposition interne, ni de disposition opérationnelle particulière qui permettrait de le prévenir".


C’est à l’issue de ces évènements que le collectif « Sauvons la Dhuis » a décidé d’engager une action en justice pour stopper un aveuglement considéré comme coupable et mettre fin aux actions mettant en danger la vie des travailleurs employés sur le site aussi bien que la santé des riverains. Pour ce type de financement, lourd pour une association, le collectif s’est engagé avec une plateforme de financement participatif : Citizencase. La procédure démarrée le 22 janvier 2015 a atteint ses objectifs de financement dès le 1er février. Le travail engagé avec les avocats du collectif permettra les actions auprès du tribunal pénal dès le mois d’avril.




































Citizencase

En fonction depuis juin 2014, cette plateforme permet aux associations impliquées dans la protection de l’environnement, de la santé, des droits humains, de proposer un projet d’action en justice, de le faire financer par la communauté et ainsi porter l’action devant la juridiction concernée.


La plateforme Citizencase s’inspire des avantages liés à une action de groupe par la mutualisation des coûts de procédure. La procédure engagée par France Nature environnement Midi Pyrénées contre le barrage de Sivens est financée par l’intermédiaire de Citizencase


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